N° 15 - L'ambulance

 



Pendant la Première Guerre mondiale, le mot ambulance ne désigne pas un véhicule comme aujourd'hui. C'est un hôpital de campagne installé juste derrière la première ligne de front.


Un hôpital mobile

L'ambulance suit les mouvements de la division. Quand les soldats avancent, l'ambulance avance aussi. Quand ils reculent, elle recule. Elle s'installe dans des bâtiments abandonnés : fermes, écoles, granges, parfois même sous des tentes.

L'ambulance est dirigée par un médecin-major, assisté par plusieurs médecins, des infirmiers et des brancardiers.


Le premier niveau de soins

Quand un soldat est blessé au combat, les brancardiers vont le chercher sous le feu ennemi. Ils le transportent jusqu'à l'ambulance sur un brancard.

À l'ambulance, le médecin examine rapidement le blessé. Il doit décider vite :
        Si la blessure est légère, il soigne sur place et le soldat retourne au combat.
        Si la blessure est grave mais opérable, il opère immédiatement : retirer les éclats d'obus, amputer un membre trop abîmé, recoudre une plaie profonde.
      Si la blessure nécessite des soins plus longs, il fait évacuer le blessé vers un hôpital à l'arrière, loin du front.


Un travail épuisant

Pendant les offensives, l'ambulance reçoit des dizaines de blessés chaque jour. Les médecins opèrent sans s'arrêter. Les infirmiers nettoient les plaies, posent des pansements, distribuent des médicaments contre la douleur.

Le matériel manque souvent. L'eau est rare. Les conditions d'hygiène sont difficiles. Mais les médecins et les infirmiers font de leur mieux pour sauver le maximum de vies.

L'ambulance est le premier maillon de la chaîne de soins qui permet de sauver les soldats blessés.