N° 30 - L'aviateur
Tu rejoins le groupe d'aviation à Dijon. C'est une arme nouvelle, créée pendant la guerre. Les avions sont des machines fragiles, faites de toile et de bois. Mais ils peuvent voler au-dessus des champs de bataille et observer les positions ennemies.
Ta formation est rapide. La guerre fait rage, l'armée a besoin de pilotes immédiatement. On t'envoie directement sur le front pour apprendre en combattant. C'est dangereux, mais tu es courageux.
Le 23 octobre 1917, tu participes à une attaque des positions allemandes. Depuis ton avion, tu mitrailles les tranchées ennemies pour soutenir l'offensive française. Les balles sifflent autour de toi. Ton avion est touché plusieurs fois, mais tu continues ta mission.
Après l'attaque, ton chef te fait venir. « Caporal MAILLOL, vous vous êtes distingué par votre sang-froid et votre courage. Vous avez fait preuve d'un entrain remarquable. Je vous cite à l'ordre du régiment. »
Le 6 avril 1918, après des mois d'entraînement intensif, tu obtiens ton brevet de pilote. Tu es officiellement caporal pilote.
Pendant des mois, tu voles au-dessus des champs de bataille. Tu observes les mouvements ennemis, tu mitrailles leurs positions, tu soutiens les offensives françaises. Chaque vol est un risque. Beaucoup de tes camarades pilotes ne reviennent pas. Mais toi, tu survis.
Le 11 novembre 1918, l'armistice est signé. La guerre est finie. Tu as survécu. Le 29 novembre 1919, après presque deux ans sous les drapeaux, tu es démobilisé.
Tu rentres à Marly-le-Roi auprès de tes parents, ton père le sculpteur Aristide MAILLOL et ta mère Clotilde NARCIS. Tu as 23 ans.
Tu t'appelais Lucien MAILLOL, et tu étais caporal pilote au 1er groupe d'aviation. Tu es l'un des Banyulencs à avoir survécu à la Grande Guerre.
